Le bon voyage - De la poésie et odes sentimentales romantiques.

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Le bon voyage

Voyage
Le bon voyage
Le bon voyage.
C’était 12h passé. L’air fatigué et fortement angoissé, je languissais   dans un aéroport tout à fait désolé ! J’attendais impatiemment mon prochain vol, dans un gigantesque hangar fabriqué en taule. La chaleur torride qui est accablante, nous rendait la vie carrément agaçante. Elle s’abat sur nous très étouffante et créait en moi des suées des plus ruisselantes. Je m’accoudais à un comptoir d’une petite buvette, et sous mon bras je ne lâchais point ma chère serviette. Une nuée de bambins dans l’aérogare à l’intérieur couraient, ils pourraient vous chiper vos papiers tout à la volée. Trop de voyageurs s’afféraient par terre ça et là, certains allaient demander quel est le vol qui s’en va. L’affichage vidéo est inexistant et l’on se croirait vraiment au bon vieux temps. Un policier ventripotent qui suffoquait, tentait de frayer un chemin pour pouvoir circuler. Sa chemise qui ne cesse de dégouliner, dégageait une odeur acre qui pourrait vous asphyxier. Une voix grésillait dans le haut parleur en Arabe, elle distillait des phrases dont on ne comprenait plus les syllabes. Elle nous disait paraît-il que le vol est en retard et qu’il valait mieux aller voir des poissons nager dans la marre ! Il faudrait à bout de nerf encore patienter, tandis que tout le monde paraissait énervé. Des douaniers qui faisaient des va et vient dans l’endroit, avaient l’air de vrais râpasses a l’affût d’une proie. Ils étaient sur le qui-vive à guetter les arrivants, pour pouvoir leur arracher une petite somme d’argent. C’est le droit de passage pour ne rien payer, sinon gare à tes poches qui seront ruinées.

Les douaniers rapaces circulaient dans l’aérogare et à chaque passage d’un voyageur, ils guettaient les regards. Ils avaient l’air tout à l’affut , de tout ce que l’on peut offrir si on l’avait bien voulu. Ils demandaient sans gêne à certains même des paquets de cigarettes ou encore un billet d’argent tout neuf que l’on peut leur glisser dans la main tant la vie est ainsi faite. Certains d’eux, dénichant des personnes naîves, leurs proposaientt de leur échanger l’euro même à une heure tardive. Ils leurs fesaient croire que sans eux, ils allaient être taxés, si au comptoir de la banque ils allaient échanger.


R.HOUYOU
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