Le voyage de l'envie - Poèmes de Songes.

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Le voyage de l'envie

Voyage
Le voyage de l'envie.
Épernay, 5h15 du matin. Mon train s’engouffrait dans l’embouchure du rêve. Son fuselage coupait l’air comme le tranchant du glaive. C’était le firmament d’une nuit qui s’achève et je devrais y aller même si j’en y crève ! J’avais hâte d’entrevoir l’être aimé, mon bonheur et ma sève. J’attendais longtemps ce moment sans un brin de trêve ! Tellement je m’empressais de la voir en fine tenue d’Eve pour la sentir toute prête de moi lorsque je me lève.

Je me détachais ainsi de Paris tôt le matin, en lâchant la cité plongée sous un temps de chien ! Je laissai la gare de l’Est à son charivari, et les enseignes de Pigalle à ses galipettes de minuit. J’y serais loin de ces bruits assourdissants, de ses lampadaires éblouissants, du métro et des quais de ses stations frémissants. Du Louvre et sa Joconde, de ces policiers qui font la ronde, sur toutes ces places publiques qui grondent.

Mon train siffla deux fois et il quitta la ville. Je me sentais un vrai roi aux nerfs tranquilles. Je m’assoie dans mon siège personne ne me dérange et je contemplais les paysages, perdu dans mes songes. J’imaginais ma chérie dans les plus beaux prés, ceux de la belle France que l’on traversait. Je la voyais courir dans les champs verdoyants, en me faisant des signes les plus attrayants. Je l’apercevais s’ébrouer dans l’herbe en roulant, dans une grande

Cour d’un château resplendissant. Je me croyais avec elle à jouer près des haies, comme des petits enfants faisant des souhaits. Elle était vêtue d’une minijupe toute blanche, que le vent rehaussait au-dessus de ses hanches. Ses cheveux mouillés par la brise du matin, lui dégoulinaient en douceur sur les bouts de ses seins. Sa poitrine gambadant sur son torse soigné, suivait le mouvement de ses pas et lui donna l’air d’une déesse élancée. Elle accourrait vers moi toute folle de joie, et se jeta dans mes bras, toute morte de froid. Elle vient se réchauffer par la chaleur de mon corps, et se sert contre ma poitrine énormément forte.

Jean HOUYOU

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